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Tamariki Poerani participe au festival du uru

Le ‘uru a longtemps été la base de la nourriture traditionnelle des Polynésiens et reste aujourd’hui une composante essentielle de notre alimentation. Ce festival a été l’occasion de présenter tout son univers : les différentes variétés, ses qualités nutritives, ses utilisations culinaires d’hier d’aujourd’hui et de demain, mais aussi pharmaceutiques ou artisanales, son histoire, ses légendes… Tamariki Poerani s’y est produit samedi à midi sur le pae pae central.


Les photos de Fabien Chin du Gala 2015

Un grand merci à Fabien Chin pour ses superbes photos du Gala Tamariki Poerani 2015. Un gala qui s’est déroulé au Grand Théâtre de la Maison de la Culture de Papeete à guichet fermé. Plus de 800 spectateurs ont applaudi les élèves de l’école de danse, puis la troupe de danse qui a repris les spectacles du Hura Tapairu (Hititika et Mehura Tapairu) et des extraits du spectacle « Te Huritau ».
L’intégralité des photos de Fabien Chin sont consultables sur son site lifeislove.eu.


Heiva i Tahiti By Makau sur TNTV à partir du 12 février 2015

Une collection documentaire en complément de “Ori Tahiti” by Makau

EPISODE 4 - REPETITION HAKA AVEC MAKAU

Il y a 4 ans, Makau Foster Delcuvellerie et Marc E. Louvat commençaient à travailler sur le projet « Ori Tahiti by Makau », ils jetaient par écrit les bases de ce qu’allait devenir une série documentaire. Rapidement l’équipe d’Archipel production les rejoignait et s’associait à leur démarche. Dès lors, l’écriture, les tournages et la postproduction s’enchaînaient. En novembre 2012, la chaîne de télévision TNTV commençait à diffuser la série composée de 10 épisodes de 26 minutes. Une première diffusion le vendredi soir après Koh-Lanta, puis à la demande des téléspectateurs le jeudi soir en prime-time. La collection connaît ensuite un joli succès sur Internet avec sa mise en ligne sur TNTV Replay (plus de 120.000 visionnages) confirmant l’engouement du public Polynésien pour le Ori Tahiti. Actuellement, la série est disponible en VOD sur Vimeo : https://vimeo.com/channels/721303.

« Ori Tahiti by Makau » a permis à Makau d’expliquer sa vision de la danse polynésienne et sa manière de transmettre son savoir. Mais au cours du tournage puis de la postproduction, la production s’aperçoit que tout n’a pas été raconté, qu’il y a de nombreux aspects du ori tahiti que n’ont pu être abordés ou à peine effleurés. D’où, l’idée de poursuivre l’aventure avec un master class d’application, un exercice de mise en œuvre autour du Heiva i Tahiti.


« Heiva I Tahiti By Makau » 8 mois de tournage 

Les trois coproducteurs de la série, ont donc décidé de poursuivre leur démarche en complétant la collection documentaire « Ori Tahiti by Makau », toujours en suivant Makau Foster, mais cette fois-ci dans le cadre d’une création chorégraphique pour le Heiva i Tahiti.

« Il ne s’agit pas de refaire « Ori Tahiti by Makau » mais bien de donner une suite à cette première série en explorant d’autres apprentissages, le tout dans un environnement et un contexte différent », précise le réalisateur. « Heiva i Tahiti by Makau », est en quelque sorte le témoin de cette rencontre, de cette expérience humaine visant à amener de jeunes danseurs, souvent novices, vers la maîtrise du ori Tahiti mais aussi à comprendre comment on crée un spectacle contemporain sans trahir ses racines et sa culture.

En 2012, la compagnie de Makau Foster, Tamariki Poerani présentait au Heiva i Tahiti, le spectacle « te Ora » ou « La vie », inspiré de la mythologie paumotu relative à l’ancien culte de Kio. Le 11 juillet 2014, Tamariki Poerani présentait à guichet fermé dans le cadre du Heiva i Tahiti, son nouveau spectacle « Te Huritau » ou « Le temps révolu » à nouveau inspiré de la mythologie paumotu relative au culte ésotérique très ancien de Kio. C’est la création de ce spectacle que la série documentaire (8 X 26 minutes) met en images.

Le rite du « Huritau » ou « Hurihurivaka » était accompli dans les temps anciens pour marquer un changement de cycle du temps ou un changement de cap des règles de la communauté.

Les auteurs du spectacle sont tous d’ascendance paumotu et reliés aux aires linguistiques : Tapuhoe, Maragai et Parata :

– Merehau Kokohi Anastase (linguiste, membre de l’académie paumotu) ;
– Makau Foster Delcuvellerie (chorégraphe, enseignante de Ori Tahiti) ;
– Martin Temehameharii Coeroli (administrateur de « Te reo o te Tuamotu »).

La création de « Te Huritau » a été filmée pendant près de 8 mois, séquences après séquences, dans une certaine linéarité afin que l’on comprenne le cheminement qui conduit à la création et les longs préparatifs du Heiva i Tahiti.

Parmi les thèmes abordés : la recherche et l’analyse des rites liés à Kio, l’acceptation par les dépositaires des rites de leur utilisation, l’écriture du spectacle, la transposition des textes en chants, la transposition des récits en orero et en chorégraphie, la chorégraphie des ote’a, des haka, des aparima, la sélection des danseurs, les échauffements, l’apprentissage des chorégraphies, l’écriture et l’apprentissage des solos, la transposition musicale des récits, le travail de l’orchestre et de la troupe, le stylisme des costumes lié au thème,…

« Heiva i Tahiti By Makau » sur TNTV à partir du 12 février 2015

La post-production des 8 épisodes a commencé fin août pour s’achever la semaine dernière. 5 mois de montage pour identifier les séquences à conserver, réécrire le script original au vu des images  tournées, assembler les 8 épisodes, habiller, mixer et étalonner l’ensemble.
TNTV diffusera en exclusivité la série sur son antenne à partir du 12 février.

Episode 1
Makau, Martin et Merehau, écrivent le thème de “Te Huritau” en s’inspirant d’un rite ancien collecté dans les années 30 par des ethnologues américains. Mais c’est également le début des entraînements physiques, la sélection des meilleurs danseurs et les recherches rythmiques des musiciens.

Episode 2
Makau nous emmène dans l’univers des haka, des textes scandés accompagnés d’une chorégraphie. Les garçons apprennent les textes avec Francky, puis les chorégraphies sont décortiquées. Tout commence cependant par l’écriture, écriture des textes, écriture de la chorégraphie et la présentation du thème à Mama Lucas, dépositaire du rite.

Episode 3
La troupe de Makau commence à se constituer et les premières répétitions se déroulent à la salle de danse, puis sur un parking de la zone industrielle. Commence alors l’apprentissage du paoa et du hivinau. Patoarii et Asia rencontrent les musiciens pour la mise en musique des solos. Parallèlement, Makau se penche sur l’écriture des aparima avec Martin et Merehau, la mise en musique avec Teha.

Episode 4
L’orchestre a bien avancé sur la composition des ote’a, Makau travaille donc sur leur chorégraphie avec Kohai avant que les danseuses l’apprennent. Elle s’intéresse également à d’autres aspects du spectacle: la création des costumes mais aussi l’écriture et l’interprétation des korero.

Episode 5
Les répétitions s’enchaînent, les chorégraphies sont quasiment toutes prêtes et apprises. Avec Martin et Merehau, Makau convie l’ensemble de la troupe dans les Jardins de Paofai pour leur expliquer le thème du spectacle.

Episode 6
Makau commence à organiser la fabrication des costumes. Les répétitions s’intensifient, on commence les filages de nuit comme de jour. Elle pousse les danseurs et parfois le ton monte. Mais après l’orage, les éclaircies reviennent…

Episode 7
Plus que quelques semaines avant que le spectacle ne soit proposé au public. Makau travaille les solos avec Asia et Patoarii. Et puis, les danseurs découvrent la scène de To’ata pour la première fois, pour y faire les placements.

Episode 8
Dernier épisode, dernière ligne droite. Désormais toutes les répétitions déroulent le spectacle en entier. Les costumes sont quasiment prêts, les derniers ajustements ont lieu. Et c’est le jour J, mais quelques jours auparavant, la troupe visionne les images de sa répétition générale.

 


Gala de l’école de danse et de Tamariki Poerani le 21 février 2015

Tamariki Poerani et l’école de danse de Makau et Kohai présenteront les prestations des élèves de l’école et les derniers spectacles de Tamariki Poerani (Te Huritau, Hititika et Mehura Tapairu) au Grand Théâtre de la Maison de la Culture de Papeete le 21 février prochain.

affiche 2015

 


Hititika au Heiva de Papara

Les jeunes de Tamariki Poerani sous le nom de « Hititika » ont participé samedi soir à la cérémonie de clôture du Heiva de Papeari. Il y ont dansé le spectacle “Hura atu, hura mai” du Hura Tapairu 2014 (Prix Jeune Espoir), ponctué de nombreux solos et duos, reprenant également le haka d’ouverture du spectacle Te Huritau et invitant tous les chefs de groupe de la commune à se joindre à eux pour un konini de lien.

En attendant un résumé vidéo de la soirée, Natalia Louvat interprète un ori Tahito (danse d’autrefois) en improvisation.

 


Prix Vini Jeune Espoir & 4ème en Mehura au Hura Tapairu 2014

Hititika a reçu le Prix Vini Jeune Espoir du Hura Tapairu 2014.

HURA TAPAIRU 2014 HITITIKA 31

Mehura Tapairu a reçu le 4ème Prix dans la catégorie « Mehura ».

Un grand bravo à tous les danseurs, musiciens, choristes, auteurs et compositeurs, chorégraphes pour ces deux très belles prestations.


Une dernière image de la Ori Tahiti Nui Compétition 2014

Une dernière image du Ori Tahiti Nui Competition 2014, To’a Vahine Ho’e lors de la remise des prix (3ème au Mehura). Félicitations également à Ruarangi Pautu (2ème de la catégorie Aiu Tamahine), à Nailea Foissac (2ème de la catégorie Tamaiti Tamahine), à toutes les jeunes danseuses qui se sont hissées jusqu’en finale.

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Photo : Le Méridien Tahiti


La dépêche de Tahiti : Samedi les jeunes ont mis le feu

hura 2Sous le titre – La « battle » des gens heureux – (jeu de mots raffiné), Karim Mahdjouba nous livre ses impressions dans la Dépêche de Tahiti après avoir vu le très beau spectacle de Hititika.

« Ils peuvent être heureux. Fiers de leur prestation, de l’originalité de leur spectacle.
Pour leur première participation au Hura Tapairu, les danseurs du groupe Hititika, dirigé par Heifara Bertho, ont réussi leur entrée sur la scène du grand théâtre de la Maison de la culture, à Papeete.
Samedi soir dernier, en clôture de la 4e soirée du concours de danse 2014 (10e édition), ces étudiants à l’université ont réussi à allier avec talent la danse traditionnelle et l’art contemporain, au travers de leur spectacle “Hura atu, hura mai”, écrit par Maheata Teavai et Yann Mamatui.
Dans la catégorie Hura Tapairu, la surprise a été de taille, surtout lors du ‘ote’a. Sur la base d’une légende tahitienne, deux groupes s’affrontent en ‘ori tahiti, s’inspirant des “battles” modernes, où des danseurs s’opposent sur leurs qualités artistiques.
L’histoire choisie par Hititika raconte la rivalité entre deux danseuses, purotu pour le coup, et leur clan. Elles s’appellent Tu-Tamahine et Rau-Ana. La première, de Tautira, dit de sa danse qu’elle est une anguille gracieuse, héritage ancestral. La seconde, de Pare, concède que la sienne est différente, celle d’un papillon virevoltant. La tradition opposée à la modernité. L’allusion aux fervents défenseurs de la pure tradition du ‘ori tahiti et à ceux qui en prônent son évolution est toute écrite.
Hititika a donc proposé ces deux styles. La coutume, avec un ‘ote’a tane de guerriers, comme pour rappeler la fonction originelle de ce rite. Des tane qui semblent sortir du fin fond des âges et des vallées. ‘Aito. Au milieu, la modernité y trouvesa place avec des sauts très hauts et regroupés, simulant des attaques, et des positions à terre très basses, proches des arts martiaux. Même sensation au photo hura 2014 meldébut du spectacle lorsque les deux danseuses se font face, une jambe en avant tendue et l’autre légèrement fléchie en arrière, buste de profil, main de garde devant, main d’attaque au-dessus de la tête, tenant dans leurs mains des “ii” en guise d’armes. On peut alors penser à des références cinématographiques.

Pour autant, la tradition reprend toujours ses droits. Dans les costumes tout d’abord, notamment lors des ‘aparima.
Mais aussi lors de l’exécution des ‘ori tahito. Celui de Teriitaumihau a Matatini Cordioli tane et surtout celui de Timeri Thieme vahine, dont le regard aurait fait danser de joie les tupuna.
Finalement, si on prend en considération que le Hura Tapairu est ouvert à un ‘ori tahiti contemporain, mais qui se doit de respecter les bases, et à condition que le jury estime que la technique de danse était correcte, pas impossible de voir Hititika, qui regroupe en fait les jeunes danseurs du groupe Tamariki Poerani, en finale samedi soir prochain. »

Karim Mahdjouba

Photo : MEL

Diaporama de la Dépêche de Tahiti